CAN 2013 - Zambie, le Renard est tombé de
haut

Publié par AFP le Mercredi 30 Janvier 2013 à 15h58 - Focus, CAN 2013

Après son sacre surprise en 2012, la Zambie est tombée de haut ce mardi 29 janvier 2013, éliminée dès le premier tour de la CAN-2013. Un échec qui ne devrait cependant pas mettre Hervé Renard sur la sellette.

crédit: Rebecca Blackwell - AP - SIPA
Libreville, Gabon, 12 février 2012. Le coach Hervé Renard porté en triomphe par ses joueurs après la victoire de la Zambie en finale de la CAN face à la Côte d'Ivoire
 

En Guinée équatoriale et au Gabon, les "Chipolopolos" avaient réussi à dominer les trois favoris annoncés de l'épreuve, le Sénégal en poules (2-1), le Ghana en demies (1-0) et la Côte d'Ivoire en finale, aux tirs au but. Un an après, en Afrique du Sud, le constat est cruel: aucune victoire au compteur, et une sortie avant les quarts, la première d'un tenant du titre depuis 21 ans.

"C'est mieux de gagner une fois dans la vie que d'aller en quart à chaque fois et ne jamais rien gagner", a relativisé le sélectionneur français, qui s'est dit "très fier" de ses joueurs.

Le nul inaugural face à une équipe d'Ethiopie réduite à dix pendant une heure (1-1), et qui prenait là son unique point du tournoi, aura donc coûté très cher aux Zambiens, bien plus que l'autre nul sur le même score face au Nigeria puis le 0-0 contre un Burkina Faso arc-bouté sur ses bases puisqu'il n'avait plus besoin que d'un point.

Hervé Renard n'aura pas trouvé la bonne formule pour un groupe qui n'a marqué que deux buts, dont un par son... gardien, sur penalty. Le secteur offensif s'est révélé défaillant, peut-être sous l'effet de la pression, une première pour les Zambiens. Mayuka est resté introuvable devant, loin de son niveau de 2012 qui en avait fait une révélation, Mbesuma a manqué d'adresse et de détermination dans ses frappes, et Katongo tout simplement de "jus".

 

Objectif Mondial

 

Ce dernier, capitaine élu meilleur joueur du tournoi 2012, a même été relégué sur le banc lors du troisième match, pour la première fois en trois CAN sous le magistère de l'ancien adjoint de Claude Le Roy: le symbole de la fin d'un groupe?

Il était sans doute difficile voire impossible de ne pas reconduire le groupe qui a décroché l'unique titre majeur du football zambien, mais peut-être le technicien a-t-il péché par conservatisme.

Renard lui-même tournera-t-il la page? Son contrat, prolongé dans les mois suivant la CAN-2012, court jusqu'au lendemain du Mondial-2014, et son ambition demeure de qualifier les "Chipolopolos" pour la première fois de leur histoire pour une Coupe du monde, de surcroît disputée dans le pays du "futebol", le Brésil.

Et "The Fox", comme on l'appelle du côté de Lusaka, a tissé un lien de confiance avec le président de la Fédération zambienne (FAZ), Kalusha Bwalya. "La Zambie, ce n'est pas comme beaucoup d'endroits dans le monde, a-t-il relevé après l'élimination. J'ai un président très intelligent. S'il pense que c'est moi le responsable, il me le dira, et je l'accepterai parce qu'il a tellement fait pour moi".

Il existe aussi un vrai lien entre les joueurs et "l'homme à la chemise blanche". Une proposition émanant d'un club ou d'une sélection plus huppée pourrait-elle le mettre à mal?