Bensouda, la CPI n'est pas une cour de Blancs
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Publié par Africanaute le Lundi 17 Decembre 2012 à 11h02 - Focus

Dans son édition du 16 décembre 2012, le Journal du Dimanche (JDD), en France, a publié, sur toute une page, un portrait de Fatou Bensouda. Procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), c'est à elle qu'il reviendra de statuer, en 2013, sur le sort de l'ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo.

D'entrée, son auteur, nous plonge 41 ans en arrière. Fatou Bensouda a 10 ans. Elle assiste, impuissante au martyre de sa tante, battue par son mari. C'est de cette époque que date sa vocation. L'élève brillante prédestinée à une belle carrière d'avocate d'affaire riche et célèbre choisit le pénal. "Accorder une chance aux victimes, voici ce qui m'a guidée durant ma vie" explique-t-elle.

 

En 2013, Laurent Gbagbo comparaîtra devant la Cour pénale internationale. "Mais pourquoi pas Alassane Ouattara, l'actuel président de Côte d'Ivoire dont les fidèles ont aussi commis des exactions passibles de poursuites internationales? demande Alexandre Duyck du JDD avant de poursuivre "Et pourquoi encore un Africain ? Est-ce à dire, comme l'affirment certains opposants, que la CPI est "une justice de Blancs contre l'Afrique" ?

A cette question, Madame le procureur serait sorti de ses gonds, allant même jusqu'à perdre son "calme légendaire". "Non, la CPI n'est pas une cour de Blancs! Elle incarne l'avenir de la justice criminelle internationales et permet d'éviter les crimes les plus graves partout dans le monde".

Laurent Gbagbo, victime ou coupable ? Que décideront les juges ? Rendez-vous l'année prochaine.

Crédit photo : ERIC DESSONS - JDD - SIPA

Le procureur général de la CPI, Mme Fatou Bensouda, pose dans son bureau à La Haye au Pays-Bas le 09 décembre 2012.

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