La France exige une intervention armée au
Mali

Publié par AFP le Jeudi 10 Janvier 2013 à 14h27 - Politique

Paris a exprimé ce jeudi 10 janvier 2013, souhait de voir dans les plus brefs délais le déploiement d'une force internationale.

"Ces derniers événements soulignent une nouvelle fois la nécessité de procéder au déploiement rapide d'une force africaine au Mali ainsi que de la mission européenne de formation et de conseil", a déclaré Philippe Lalliot, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point-presse.

"Nous suivons toujours avec attention l'évolution de la situation au Mali, où des affrontements entre des groupes rebelles et les militaires maliens ont effectivement été signalés", a indiqué M. Lalliot.

"Nous restons préoccupés par ces opérations qui fragilisent le processus de sortie de crise au Mali, et renouvelons notre appel à une fin immédiate de la progression des groupes armés rebelles vers le Sud du Mali", a-t-il ajouté.

 

Les affrontements dans la région de Mopti (centre) ont repris jeudi au lendemain d'échanges de tirs à l'arme lourde dans la même zone, selon une source militaire malienne.

"Tout s'écroule et tout va très, très vite. L'espace francophone va devoir prendre des décisions plus rapidement", a réagi jeudi la ministre française déléguée à la Francophonie Yamina Benguigui à la télévision TV5-Monde.

"Nous sommes face à des terroristes. Il faut que toutes les forces soient au côté de l'Union africaine", a-t-elle ajouté.

Des préparatifs sont en cours pour le déploiement d'une force internationale au Mali, approuvé par l'ONU le 20 décembre et prévu par étapes, sans calendrier précisé.

 

La force africaine doit compter 3.300 soldats et la mission européenne 400 hommes dont 250 formateurs. Le déploiement de la mission de l'UE dont le commandement sera assuré par un général français non encore désigné, est prévu "à partir de février", selon Paris.

"Il est urgent que des négociations politiques s'engagent dans les meilleurs délais, conformément aux exigences des dernières résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies", a également déclaré M. Lalliot.

Des discussions prévues initialement jeudi entre le gouvernement malien, le groupe islamiste Ansar Dine et la rébellion touareg laïque du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) sous l'égide du Burkina Faso, médiateur régional pour la crise malienne, ont été reportées à une date ultérieure.

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