Le pétrole camerounais se porte bien

Publié par Xinhua le Vendredi 7 Decembre 2012 à 9h32 - Economie

Entre janvier et octobre 2012, la production pétrolière du Cameroun s'établit à 18,82 millions de barils, soit une hausse de 5,26% par rapport à la même période en 2011, annonce dans un communiqué publié jeudi dans la presse la Société nationale des hydrocarbures (SNH, opérateur étatique du secteur), au lendemain d'une session de son conseil d'administration.

Pour justifier la performance enregistrée, les responsables de la SNH évoquent "l'optimisation des installations de production de l'Association Rio Del Rey, la remise en profondeur de certains puits fermés des Associations Rio Del Rey et Mokoko Abana, et le développement complémentaire du champ BaF, opéré par Perenco dans le bassin de Douala/Kribi-Campo".

"Au plan commercial, la SNH a vendu 11,738 millions de barils de pétrole brut pour le compte de l'Etat, contre 12,361 millions de barils pour la même période de l'année", souligne le communiqué signé du président du conseil d'administration de l'entreprise, Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre, secrétaire général de la présidence de la République.

 

A 112,30 USD par baril, la SNH se réjouit d'une hausse de 3,04 USD du prix de vente moyen par rapport à la même période de l'année précédente.

"En conséquence, communique Ngoh Ngoh, les transferts au Trésor Public, au titre de la contribution SNH au budget de l'Etat ont augmenté, se chiffrant à 452,97 milliards de FCFA (905,94 millions USD, NDLR) au 31 octobre, contre 443,826 milliards de FCFA (887,652 millions USD) à la même période de l'année précédente".

 

Au même moment, les autorités camerounaises déclarent des enlèvements de pétrole brut tchadien de 31,16 millions de barils au terminal de Kribi (ville balnéaire Sud du Cameroun) entre janvier et octobre 2012, contre 34,85 millions de barils au cours de la même période en 2011. Ce qui a permis d'engranger 6,53 milliards de francs CFA (13,06 millions USD) de dividendes en guise de droits de transit, contre 6,95 milliards (13,9 millions USD) un an plus tôt.

Entré en activité en 2003, l'oléoduc tchadien génère pour le Cameroun des revenus que le pouvoir de Yaoundé juge insuffisants. A 0,41 USD le baril, il réclame une révision des accords conclus pour une revalorisation de ce droit de transit et d'après un communiqué officiel publié en début de semaine, un accord a été trouvé avec les autorités tchadiennes à ce sujet.

Ce taux avait été arrêté en 1993, à une époque où le baril de Brent se vendait 15 USD, alors qu' à l'heure actuelle il cumule à 114,93 USD.

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