Quels enjeux pour le Sommet ACP à Malabo?

Publié par Panapress le Dimanche 25 Novembre 2012 à 11h11 - Société

Le prochain Sommet ACP de Malabo sera décisif pour l'avenir du partenariat ACP-UE après 2020, à l'expiration de l'Accord de Cotonou liant 79 pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique aux 27pays de l'Union européenne, a indiqué le secrétaire général-adjoint du Groupe ACP chargé du développement économique durable, Achille Bassilekin, devant les étudiants de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et des professeurs réunis samedi en conférence-débat.

La rencontre était organisée par l'ambassade de la Guinée Equatoriale en Belgique avec le concours de l'Association Maison Afrique centrale, basée à Bruxelles, sur les enjeux du sommet ACP de Malabo.

La conférence de Malabo doit mettre en place un panel de personnalités de haut niveau qui, pendant deux ans, examinera les différentes pistes sur l'avenir du partenariat ACP-UE, et présentera ses conclusions lors du 8ème Sommet ACP de 2014, au cours duquel, les chefs d'Etat et de gouvernement ACP décideront ou non de mettre fin à l'Accord de Cotonou en 2020.

 

Le maintien de la cohésion de la plus grande organisation intergouvernementale trans régionale de 79 Etats membres, nécessite la création d'une Zone de Libre-échange Tout-ACP.

Mais les disparités économiques entre les trois régions, Afrique, Caraïbes et Pacifique, sont telles que cette zone économique n'est pas réalisable dans un délai raisonnable.

L'émergence de nouveaux partenariats, Chine-Afrique, Inde-Afrique et Amérique latine-Afrique, met à mal le partenariat traditionnel ACP-UE.

Le commissaire européen au commerce, Karel de Gucht, lors d'un conseil ministériel ACP-UE du commerce, a demandé aux régions ACP refusant de conclure un Accord de partenariat économique (APE) avec l'UE de se retirer des négociations, visant ainsi les quatre régions africaines du Groupe: Afrique de l'ouest, Afrique de l'est, Afrique centrale, et Afrique australe.

Cela fera dire au professeur Mwayila Tshiyembe, directeur de l'Institut panafricain de Géopolitique de Nancy (France) que seule l'Union africaine (UA) devrait définir les objectifs du développement du continent à l'exclusion de toute organisation extérieure.

L'échec, la semaine dernière à Bruxelles, du sommet extraordinaire des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, consacré au budget pour la période 2014-2020, est symptomatique, a dit le secrétaire général adjoint du groupe ACP.

 

Le 10ème Fonds européen de développement (FED), l'instrument financier de l'accord de Cotonou, se termine en 2013, et il faudrait adopter le 11ème FED et programmer la 6ème révision de l'Accord de Cotonou.

La priorité devrait être accordée à l'intégration sous-régionale des entités du Groupe.

Ainsi ,se tiendra à Malabo une rencontre de haut niveau de la CEMAC et de la CEEAC, deux ensembles qui offrent des potentialités immenses sur le plan de l'énergie en raison notamment du nombre de pays producteurs de pétrole, dans la sous-région, Tchad, Gabon, Cameroun, Angola, RDC et Guinée Equatoriale,

Pour le professeur Mwayila Tshiyembe, le président Théodoro Obiang Nguéma devrait prendre le leadership pour l'Afrique centrale afin de cultiver une communauté de destin et développer un esprit communautaire dans cette sous-région. 

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