Mort de Chokri Belaïd, des Tunisiens
manifestent en France

Publié par AFP le Samedi 9 Février 2013 à 17h31 - Politique

Près d'un millier de personnes ont manifesté ce samedi 9 février 2013, dans plusieurs villes de France en hommage à l'opposant tunisien Chokri Belaïd assassiné le mercredi 6 février 2013 devant son domicile à Tunis.

crédit: © L'Economiste Maghrébin
Tunisie, 5 février 2013.Chokri Belaïd, chef du parti des Patriotes démocrates de Tunisie lors d'une interview.
 

A Paris, les 400 manifestant ont défilé au rythme de slogans tels que "Liberté, démocratie, à bas la terreur, à bas la barbarie", ou encore "Ghannouchi assassin", à l'intention du chef d'Ennahda, le parti islamiste au pouvoir à Tunis, Rached Ghannouchi.

Une grande banderole blanche sur laquelle on pouvait lire en français et en arabe "Nous sommes tous Chokri Belaïd, non aux assassinats politiques" ouvrait le cortège.

A Marseille, les quelque 200 manifestants marseillais se sont regroupés derrière deux banderoles clamant "tous unis pour une Tunisie libre démocratique" et "le peuple tunisien n'abdiquera pas", scandant "Non à l'intégrisme" et "Tunisiens debout, jamais à genoux".

Des tracts invitant à une veillée funèbre "en solidarité avec le peuple tunisien" samedi en fin d'après-midi ont circulé dans le cortège.

A Lyon, les 150 à 200 manifestants étaient regroupés autour d'un grand panneau proclamant, à côté de sa photo, "Vous avez assassiné Chokri. Nous sommes tous des Chokri".

A Toulouse, environ 150 personnes se sont rassemblées place du Capitole, en plein coeur de la ville rose, avant de se rendre devant le consulat de Tunisie.

"Il n'est pas mort sous la dictature de Ben Ali, il est mort assassiné sous la démocratie de la troïka", pouvait-on lire sur une affichette portée par une manifestante.

Des dizaines de milliers de personnes ont assisté vendredi après-midi aux funérailles de l'opposant tunisien dans le sud de Tunis, en criant leur colère contre le parti islamiste au pouvoir Ennahda, accusé de cet assassinat sans précédent dans les annales contemporaines tunisiennes.