Microsoft et Huawei lancent un smartphone
pour l'Afrique

Publié par AFP le Mardi 5 Février 2013 à 21h03 - Economie, Médias

Le groupe informatique américain Microsoft a annoncé ce mardi 5 février 2013, lors d'une conférence de presse à Lagos au Nigeria s'associer avec l'équipementier chinois Huawei pour lancer un téléphone multifonctions bon marché en Afrique.

crédit: Li Mi - Xinhua
Le PDG de Microsoft Steve Ballmer lors du lancement du Windows Phone 8, à San Francisco aux Etats-Unis, le 29 octobre 2012.
 

Le nouveau "smartphone", baptisé Huawei 4Afrika, fonctionne sous le nouveau logiciel d'exploitation Windows 8 du groupe américain. Il sera doté en série d'applications "conçues pour l'Afrique par des Africains", a-t-il précisé.

Selon un responsable de Microsoft, son prix devrait être inférieur à 200 dollars.

"L'aspect principal n'est pas le prix", a souligné Gustavo Fuchs, responsable pour les produits mobiles de Microsoft pour le Moyen-Orient et l'Afrique. "C'est le contenu et les applications que nous développons par le biais de notre département innovation pour s'assurer que l'appareil soit utile localement", a-t-il souligné.

Le vice-président de Microsoft pour cette région, Ali Faramawy, avait auparavant indiqué dans un blog publié lundi soir sur un site spécialisé que le nouveau smartphone serait doté en série d'applications "conçues pour l'Afrique par des Africains".

Dans son blog, le responsable de Microsoft a souligné qu'aujourd'hui, seul un téléphone sur dix vendu en Afrique est un "smartphone".

 

Le Huawei 4Afrika sera commercialisé dans un premier temps dans sept pays: Afrique du sud, Angola, Côte d'Ivoire, Egypte, Kenya, Maroc et Nigeria.

Dans de nombreux pays africains, y compris le Nigeria, le réseau filaire est quasi-inexistant et les communications s'appuient sur le réseau mobile. Mais le prix des smartphones, souvent supérieur à 700 dollars, entrave leur pénétration.

D'ici 2016, Microsoft envisage de contribuer à la diffusion de "dizaine de millions" de smartphones auprès des jeunes africains, de connecter un millions de PME du continent à internet et de former 200.000 Africains aux nouvelles technologies. 

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