Centrafrique, Séléka attend le camp Bozizé

Publié par AFP le Vendredi 1 Février 2013 à 17h18 - Politique

La coalition rebelle centrafricaine Séléka dit attendre le camp Bozizé pour la formation du gouvernement d'union nationale. Elle reproche par ailleurs au président de la république de bloquer délibérément le processus de réconciliation nationale.

crédit: Joel Bouopda Tatou - AP- SIPA
Libreville, au Gabon, 7 janvier 2013. Le chef rebelle Centrafricain Michel Djotodia à l'aéroport de Libreville
 

"Nous attendons comme le peuple centrafricain tout entier ainsi que la communauté internationale, la formation de ce gouvernement d'union nationale de transition", souligne le texte signé par le président du Séléka Michel Djotodia.

A l'issue des négociations entre rebelles et pouvoir tenues à Libreville le 11 janvier, l'opposant Nicolas Tiangaye avait été nommé Premier ministre, et un nouveau gouvernement d'union nationale composée de toutes les parties (opposition, rebelles, camp présidentiel, anciens rebelles ayant signé les accords de paix et société civile) devait être nommée.

Me Tiangaye a affirmé la semaine dernière avoir reçu les propositions de tous les acteurs à l'exception de celles du camp présidentiel.

"La coalition Séléka lance un appel pressant et républicain à la majorité présidentielle (...) de faciliter la formation du gouvernement par le renoncement de la surenchère et aux exigences démesurées au vue de la nouvelle donne", poursuit le communiqué.

Selon des sources concordantes, le camp présidentiel a demandé de contrôler la plupart des ministères dit de "souveraineté (Défense, Intérieur, Finances) et a indiqué qu'il allait revendiquer un nombre important de portefeuilles.

Par ailleurs, le Séléka, dont des membres ont été accusés de pillages et qui continue de manoeuvrer dans les zones sous son contrôle, assure "s'employer à neutraliser les éléments incontrôlés en son sein et sanctionner ceux qui s'emploient à saboter le processus (de paix) par divers actes à l'intérieur du pays".

Le Séléka "constate avec regret, le non démantèlement des milices (mouvements des "patriotes" pilotés par la présidence), la détention des prisonniers de guerre et de certaines familles", souligne le texte.

Après une offensive éclair qui les avait amenés jusqu'aux portes de Bangui, les rebelles avaient accepté le 11 janvier à Libreville un cessez-le-feu et le retrait des zones occupées.

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