La CEDEAO appelle à une libre circulation
des produits agricoles

Publié par Xinhua le Mercredi 30 Janvier 2013 à 9h50 - Agriculture

Pour Marc Atouga, commissaire en charge de l'agriculture, de l'environnement et des ressources en eau, il est nécessaire pour les pays de la région d'éliminer les obstacles qui entravent la libre circulation des produits agricoles.

Marc Lapodini Atouga
 

M. Atouga a lancé cet appel en marge d'une conférence de trois jours, qui vise à identifier et à trouver des solutions pour faciliter le commerce alimentaire intra-régional.

Les barrières tarifaires et non tarifaires entre les Etats membres de la CEDEAO entravent le développement du commerce dans la région, a-t-il indiqué à Xinhua.

"Nous avons trop de barrages routiers. Si vous empruntez la route reliant Accra à Lomé, vous avez au moins 10 à 15 barrages : sécurité ici, douanes là, mesures phytosanitaires ailleurs encore. Tout cela est-il nécessaire ? Non", a déclaré le commissaire.

M. Atouga pense qu'il est nécessaire de mettre en place une libre circulation des produits agricoles pour diminuer l'insécurité alimentaire dans les zones touchées par des pénuries.

 

"S'il n'y a pas de libre circulation des produits agricoles, vous ne pouvez pas acheminer la nourriture des zones qui ont une bonne production aux zones qui souffrent de pénurie. C'est la raison pour laquelle nous pensons que nous devons en parler, afin de voir comment nous pouvons nous y prendre pour résoudre ce problème en Afrique de l'Ouest", a-t-il poursuivi.

M. Atouga a aussi déploré le manque de communication, qui est selon lui une autre cause du maintien des barrages routiers dans la région. Il a ajouté que certaines mesures avaient été prises mais que les gens ne les connaissaient pas.

Il a donc souligné la nécessité d'éduquer la population à se tenir au courant de l'évolution des différents régimes fiscaux, règlements et protocoles.

La conférence, organisée par la CEDEAO et l'Agence américaine pour le développement international (USAID), s'inscrit dans le cadre d'une campagne conjointe visant à améliorer la sécurité alimentaire dans la région au moyen du commerce intra-régional.

L'événement réunit du 29 au 31 janvier plus de 200 participants. Sont présents des représentants issus de la société civile et des secteurs public et privé, ainsi que des partenaires techniques de la CEDEAO.