Macky Sall invite à renforcer les
partenariats avec les BRIC

Publié par Xinhua le Dimanche 27 Janvier 2013 à 0h38 - Politique

A la veille de l'ouverture du 20e sommet ordinaire de l'Union africaine (UA) ce dimanche 27 janvier 2013, à Addis- Abeba en Ethiopie, le président sénégalais Macky Sall a plaidé ce samedi 26 janvier 2013 pour le renforcement des partenariats avec les pays émergents dont la Chine.

crédit: Xinhua
Le président sénégalais, Macky Sall, lors du débat général de la 67ème session de l'Assemblée générale de l'ONU, au siège de l'ONU à New York le 25 septembre 2012.
 

"Je prends ce mandat avec beaucoup d'humilité et avec la volonté quand même de donner un souffle nouveau et un coup d'accélérateur dans le développement du partenariat et à ce niveau il nous faut faire un appel au secteur privé africain et international", a souligné le dirigeant ouest-africain dans une déclaration à la presse samedi après son élection par ses pairs.

Depuis son adoption il y a dix ans sous l'instigation du président algérien Abdelaziz Bouteflika, et des ex-présidents nigérian Olusegun Obasanjo, sud-africain Thabo Mbeki, sénégalais Adboulaye Wade et égyptien Hosni Moubarak à qui Macky Sall a rendu hommage, le NEPAD progresse au petit trot, avec peu de réalisations visibles.

A l'instar d'autres projets antérieurs semblables, "le NEPAD aussi, a-t-il reconnu, a connu beaucoup de lenteurs dans sa mise en oeuvre, dans sa formulation. Finalement, nous en sommes arrivés à une priorisation des secteurs, d'abord des secteurs tels que les infrastructures occupent une place prépondérante à travers la définition de huit projets régionaux qui concernent l'ensemble du continent africain".

 

Ces projets ont toutefois fait l'objet de validation des études de faisabilité qui ont toutes été terminées, avance au demeurant le chef de l'Etat sénégalais. "Aujourd'hui, nous prenons le relais au moment où l'Afrique a besoin, plus que jamais, de mettre en oeuvre toutes ces idées très volontaristes qui ont été conçues par les Africains et pour les Africains".

Il estime clairement que pour parvenir à la réussite, "il faut développer des partenariats public-privé, évidemment il faut également que les pays africains participent pleinement dans la mise en oeuvre de toutes ces infrastructures".

"Nous avons constaté également que la mobilisation des ressources reste l'un des handicaps. Mais que des financements innovants existent et qui sont possibles au sein de l'Afrique, mais également en partenariat avec les partenaires, que ce soit le G8, le G11 mais aussi la Chine, disons les Brics (groupe de pays émergents constitué du Brésil, de la Russie, de la Chine, de l'Inde et de l'Afrique du Sud, elle-même pays africain NDLR)". Un sommet prévu fin mars en Afrique du Sud avec ces pays devrait permettre, selon lui, de rentrer de plain-pied sur ces questions.  

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