Gouvernement Tiangaye, Séléka veut 7
ministères

Publié par Xinhua le Jeudi 17 Janvier 2013 à 16h59 - Politique

La formation du nouveau gouvernement de Nicolas Tiangaye, en Centrafrique, rencontre déjà certaines difficultés. La rébellion Séléka, a exprimé son insatisfaction sur le nombre de postes ministériels à avoir.

Nicolas Tiangaye
 

Coordonnateur de la Coordination de l'opposition démocratique, une coalition de neuf formations dont la sienne, la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS), Tiangaye dirigera un gouvernement d'union nationale dans lequel le poste de ministre de la Défense est réservé à l'alliance rebelle qui a pris les armes en décembre pour renverser le pouvoir du président François Bozizé.

« Il nous est proposé cinq postes ministériels avec celui de la Défense. Pour nous, c'est insuffisant, parce que nous sommes une coalition de politico-militaires. Nous voulons au moins 7 postes pour satisfaire nos éléments », a déclaré à Xinhua le colonel Michel Narkoyo, porte-parole militaire de la rébellion.

Le futur cabinet qui reste à former sera une constellation de cinq entités représentatives des différentes sensibilités sociopolitiques de la RCA : la majorité présidentielle, l' opposition démocratique dont est issu le Premier ministre, Séléka, les mouvements militaro-politiques non combattants et la société civile.

Aucune indication claire de la définition des portefeuilles et de leur nombre n'est encore connue pour l'instant.

Séléka, qui s'est engagée à observer une trêve de sept jours dans son offensive par laquelle elle a occupé plusieurs villes importantes du pays, s'est félicitée de l'acte de nomination officielle de Nicolas Tiangaye, jugeant qu'il répond parfaitement aux décisions prises lors du sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC, organisation à laquelle la RCA appartient) du 10 au 12 janvier dans la capitale gabonaise.

Le porte-parole militaire n'a cependant pas donné d'indice sur ses propositions de ministres. « Ça reste au niveau du président Djotodia (leader de la rébellion, NDLR) », a-t-il simplement noté.

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