Le Mali sous la menace d'une suspension de la
CEDEAO

Publié par Panapress le Mardi 27 Mars 2012 à 10h56 - Politique

Lagos, Nigeria (PANA) - Le Mali, où des soldats mutinés ont renversé le président démocratiquement élu la semaine dernière, s'expose à une possible suspension de la CEDEAO ,alors que le bloc régional tient un sommet extraordinaire sur la situation dans cet Etat membre ce mardi à Abidjan, en Côte d'Ivoire.

En cas de suspension du Mali par le sommet, cette décision serait conforme aux dispositions du Protocole régional sur la démocratie et la bonne gouvernance de 2011.

Les principes inscrits dans ce Protocole, auxquels ont adhéré tous les Etats membres, préconisent une tolérance zéro pour la prise ou la conservation du pouvoir par des moyens inconstitutionnels et stipulent que l'accession au pouvoir ne peut se faire que par le biais d'élections libres, justes et transparentes.

La suspension est l'ultime sanction dans le cadre des dispositions de la CEDEAO qui pourrait y avoir recours pour adresser un message fort aux autres Etats membres sur le fait que l'organisation ne tolérera pas un renversement du processus démocratique dans la région.

Avant ce sommet extraordinaire, une réunion des chefs d'état-major des armées de la CEDEAO s'est tenue à Abidjan lundi.

Ses conclusions devraient être soumises à la réunion d'aujourd'hui.

L'Union africaine (UA) a déjà suspendu le Mali, suite au coup d'Etat dans ce pays de soldats subalternes protestant contre la mauvaise gestion par le gouvernement de la rébellion touarègue dans le nord.

La CEDEAO a condamné ce putsch et promis de prendre des mesures urgentes pour rétablir un régime démocratique au Mali.

"La Commission de la CEDEAO suit de près l'évolution de la situation au Mali et prendra toutes les mesures nécessaires pour assurer le maintien de la paix et de la sécurité dans la région", indique la Commission de la CEDEAO dans un communiqué signé par son président, Désiré Kadré Ouédraogo.

Il ajoute que le président Ouédraogo est en contact avec le chef de l'Etat ivoirien et président en exercice de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara, "en vue de prendre des mesures urgentes pour un rétablissement rapide de l'ordre constitutionnel au Mali".